les Enfants Tunisiens Souffrent: Une Mise à Jour des Contenus d’Enseignement en Education Physique en Tunisie est indispensable

Dans un monde où la science régit tous les domaines de la vie, la recherche scientifique s’avère capitale pour moderniser les approches et méthodes de travail. En Tunisie, bien que les chercheurs aient toujours fait preuve de compétence et détermination, la recherche scientifique semble être le dernier des soucis du pays. Aucun gouvernement, au fil des soixante dernières années après l’indépendance, n’a osé présenter un programme clair qui prône la recherche scientifique et donne les moyens nécessaires aux chercheurs tunisiens pour réaliser leurs travaux convenablement à l’instar des autres pays voisins qui font toujours appel aux compétences tunisiennes pour se former et améliorer leur niveau. Malgré l’absence totale de stratégie d’appui et d’aide financières, on n’a jamais baissé les bras. Ce travail présente, preuve à l’appui, l’une des multiples conséquences de cet oubli sur le développement de la jeunesse tunisienne.

Objectif : L’objectif de ce travail est d’examiner l’effet de trois mois d’éducation physique (EP) sur le développement cognitif et psychomoteur chez des écoliers âgés de 9 à 11 ans.
Méthode : 48 élèves ont été répartis en trois groupes. Deux groupes ont été soumis à différents programmes (G1) : éducation physique (GEPS), (G2) : éducation physique et activités extra scolaires (GEPS+Ent) et (G3) : un groupe de contrôle (GC) n’a subi aucune activité. Tous les sujets ont été évalués par des tests et des mesures effectués avant et après la période de trois mois : (1) des mesures cognitives englobent la flexibilité cognitive (TMT), l’inhibition (tâche de Flanker), l’attention sélective (test de barrage) et le temps de réaction (une tâche sur l’ordinateur). (2) des tests psychomoteurs englobent la mobilisation psychomotrice (test de saut à la corde) et la motricité fine : la coordination œil-pied (passes contre le mur avec pied), la coordination œil-mains (passes contre le mur avec mains et le test de jet des fléchettes).
Résultat : la présente étude a montré une différence entre les trois groupes. D’abord, les contenus d’enseignement en EP permettent une amélioration au niveau de l’attention sélective, la coordination œil-pied et la coordination globale. Ensuite, elle nous permet de mettre l’accent sur l’importance de l’activité extrascolaire ; une amélioration au niveau de l’attention, la fonction motrice, la capacité visuelle, l’inhibition et au niveau de la coordination œil-main chez le GEPS+Ent. En outre, nous avons constaté une amélioration au niveau de l’inhibition et au niveau du temps de réaction chez le GC. En effet, nous avons déterminé une amélioration chez les trois groupes en fonction de la flexibilité cognitive, ainsi, nous avons conclu que les élèves peuvent même améliorer leurs compétences sans recourir à l’éducation physique. Enfin, une corrélation qui relie les fonctions cognitives eux même et les habilités cognitives et psychomotrices a été identifiée.
Conclusions : les contenus d’enseignement en EP permettent un développement relatif au niveau des compétences cognitives et psychomotrices ce qui reflète la qualité de l’enseignement, le changement de ces contenus est indispensable vu l’évolution du contexte politique, culturel, la recherche scientifique, le développement technologique et l’apparition des nouveau jeux et sports. Un changement dans la mesure où l’EP en Tunisie suit le changement de ce domaine dans le monde entier.

Référence: doi: 10.11648/j.ijsspe.20170202.11

Auteur de l’article : Souhir Ezzedini

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